Selle du Puy Gris ou presque… Samedi 24/01
Publié le 26 janvier 2026 par Claire
« Bon… salut la gang.
Ciboire, écoutez ben ça. J’me suis fait pogner pour faire le compte rendu de la journée. Ils appellent ça un privilège, mais entre vous pis moi, c’est surtout parce que j’étais là pis que j’avais pas l’air trop pressé de m’en sauver. Bref, me v’là pogné à vous raconter notre journée de ski de rando dans le cadre du projet la Selle du Puy Gris. Pourquoi ça s’appelle comme ça? Aucune maudite idée. Mais ça sonne sérieux, fak on garde ça.
On était une solide belle gang : Sévak, Claire, Clémence, Hélène pis moi, Olivier. Normalement, au GUMS, celui qui fait le rapport, c’est le coupable : celui qui est arrivé en retard, qui s’est pété la gueule ou qui a fait une connerie monumentale. Mais là, pour une fois, personne a rien scrappé. Fak ils se sont regardés, pis bang, c’est moi qu’ils ont choisi. Probablement parce que je suis un genre d’exotique : Québécois, canadien-français, franco-québécois, un esti de mélange pas clair. Pour ceux qui veulent mieux comprendre, j’ai demandé à mon chum Elvis Gratton de me présenter: https://www.youtube.com/watch?v=lZS7sOOpELI. Fin de l’explication.
Première épreuve de la journée : se parker. Et là, laissez-moi vous dire que trouver une osti de place pour se stationner toute la journée dans le coin du Polyèdre à Seynod, c’était l’enfer sur terre. Tabarnak que c’était compliqué. On a fait le tour de tout : face nord, face sud, face est, face ouest, tous les ronds-points imaginables. À un moment donné, on s’est demandé si on allait pas se parker direct au sommet de la tour du Polyèdre avec les chamois. Finalement, on a dû aller se parker quasiment dans un autre pays pour réussir à laisser les chars dont on n’avait pas besoin.
Une fois ça réglé, direction Valmaure, après Saint-Colomban-des-Villars. C’est là que ça commence pour vrai. On part dans le vallon de Tépais. Pis non, c’est pas « T’es épais » . J’le précise pour les comiques dans le club.
Le plan au départ, c’était de faire une belle boucle par la Combe des Roches. Mais après avoir checké la neige pis réfléchi deux minutes — ce qui est déjà beaucoup — on s’est dit que le col, avec le manteau neigeux pis le risque d’avalanche, ça sentait pas la bonne idée. Fak on a callé ça d’avance : probablement un aller-retour, pas de niaisage.
Côté rythme, quand on montait pour vrai, on était des machines : 450 mètres de dénivelé à l’heure. Mais dès qu’on arrêtait, qu’il y avait du vent nord-ouest, ou qu’on partait à jaser de trucs essentiels comme les peuples aborigènes du Canada — Athabascans, Inuits, Haïdas, Tlingits — ben là, étrangement, ça tombait à 350 mètres à l’heure. Coïncidence? J’pense pas.
La neige était vraiment pas pire : une dizaine de centimètres ben le fun en surface. En dessous, de la glace ben dure. Pis en dessous de ça… des billes. Un vrai gâteau à étages de marde. Mais ça se skiait.
On a monté, monté, monté, jusqu’au pied du col. Environ 1500 mètres de dénivelé dans les jambes. Il restait pas grand-chose, mais on a décidé d’être intelligents — pour une fois — pis de virer de bord.
La descente? Un vrai bingo : des bouts glacés, des bouts en poudreuse lourde, d’autres bouts juste parfaits, le genre de neige qui te fait oublier que t’as mal partout.
On est revenus au parking, non sans que quelques-uns se soient enfargés les foufounes dans la rivière parce qu’ils voulaient pas enlever leurs skis pour la traverser. Priorités, quessé tu veux.
Pis là… la deuxième grosse épreuve de la journée : trouver un café ouvert pour un chocolat chaud. En France, on pense qu’y a des cafés partout. Ben la fin de semaine? Pantoute. Quand y’a du monde, ben c’est là qu’ils ferment pour se reposer. Logique implacable.
On a fait un village. Rien. Un autre. Rien. Un autre encore. Dès qu’ils nous voyaient arriver avec nos faces de skieurs et nos coupes de cheveux (pas la mienne car je n’en ai pas), ils baissaient le rideau, barraient la porte pis se cachaient derrière le comptoir. Pourtant, on n’avait même pas dit qu’on venait du GUMS. Heureusement!…
Finalement, on a sauvé la journée au café ben connu près du GUMS à Seynod. Celui pas loin de chez mon coiffeur. Vous savez exactement lequel. Chocolat chaud mais pas avec du lait, mission en partie accomplie.
Faque voilà. Merci d’avoir enduré ce rapport. Au plaisir de se revoir, pis peut-être vendredi prochain, pour voyager jusqu’au tréfonds du nord ouest de l’Amérique, le temps d’une soirée. N’oubliez pas votre passeport pour passer la frontière et les douaniers du GUMS. Espérons que Trump ce malade mental de clown n’aura pas d’ici vendredi mis une taxe de 100% sur le billet d’entrée à 0 Euro. À bientôt les chums!
Merci la gang. »
Oliver
Catégorie: Vie du club



















Vivement vendredi prochain pour avoir une leçon de canadien !!!
De canadieng tu veux dire !