Col de la Valette – Massif de la Lauzière

Publié le 1 février 2026 par Bertrand C.

« Une élévation de la conscience apporte-t-elle plus de bonheur ? »: telle est la question que me pose Claire dans la voiture pendant le trajet vers la Lauzière et plus précisément Celliers où avec Sevak, Margot et Paulin nous chaussons les skis peautés pour gravir la combe de la Valette en direction du col éponyme.

Ne nous dérobons pas et abordons une démarche structurée (en même temps qu’un rythme de montagnard à la montée); appliquons ce qu’on nous a appris sur les bancs. Définir les termes tout d’abord.

Qu’est-ce que le bonheur ? Un coup à boire dans un estaminet convivial avec une équipe sympa après une belle rando.

La conscience ? On prendra ici l’approche nietzschéenne du concept: la conscience c’est bien percevoir que la neige sera meilleure en versant Nord que Sud par les temps qui courent.

Belle neige => belle rando => bon moment autour d’un panaché ou un chocolat, de la brioche à Sévak (on ne parle pas ici de son bidon) => bonheur.

C’est à dire qu’en un tour bien mené dans ce magnifique massif on a résolu une question philosophique majeure. Le ski de rando, la montagne, l’équipe, le troquet… Quelle puissance dans tout cela !

Concernant les conditions elles pouvaient difficilement être meilleures: poudreuse et soleil.

Nos guides, Claire et Sévak, avaient établi une stratégie qui consistait à monter par la combe de la Valette afin d’atteindre ce col par son versant Sud pour ensuite descendre en Nord.

Non seulement cette idée fut brillante pour la qualité de la neige mais elle nous a aussi garanti une tranquillité totale: nous étions seuls à gravir les pentes duveteuses. Claire et Sévak ont tracé de bas en haut dans 15 à 20 cm d’une poudreuse un peu tassée mais encore bien tentante.

Arrivés au col: personne ! Je crois qu’en un quart de siècle de fréquentation de ce bel endroit c’est la première fois que cela m’arrive.

Les mots peuvent-ils tout décrire ? On ne va pas se lancer dans une nouvelle recherche philo. Réponse  directe: non. En tous cas les sensations à la descente furent fort plaisantes. La banane sur tous les visages.

Claire nous a finalement guidé à travers champs pour nous ramener sur les skis à 20 m des autos. Cool. L’Auberge de Bonneval était fermée mais nous nous sommes consolés bien vite à Pussy dans l’établissement local qui vient d’être repris et qui semble être un bon endroit pour rester une nuit; une prochaine fois.

Merci aux organisateurs-guides-traceurs et à toute l’équipe. Déjà envie de recommencer; décidément l’âge n’amortit pas ce goût là !

Catégorie: Ski de randonnée

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