RAID GUMS 2026

Publié le 10 avril 2026 par Claire

 

Du dimanche 29 mars au dimanche 5 avril – Objectif : Silvretta

Vendredi 27 mars, 15h30 : Sévak : « Claire, tu es dispo pour un petit brief météo-raid au l’ArtSeyn vers 19h ?»

Vendredi 27 mars, 19h23 – Fin du raid en Silvretta

Vendredi 27 mars, 19h39 – Début du raid en Clarée

 

Jour 1 – Nevache- Ricou par lac Blanc

Départ de Névache pour une première nuit au refuge du Ricou en passant par le Lac Blanc et son Pas éponyme. Belle première étape de mise en jambes, avec pas moins de 3h30 de voiture, de 1400m de dénivelés dans les pattes, de gros sacs, et l’envie de portage pour certains apercevant l’alléchante arrête de l’antécime.

Nous sommes accueillis très chaleureusement par Jeanne la bretonne, qui s’occupera de nous, privatisant le refuge pour l’occasion, et que nous regretterons tellement lors de notre retour au refuge en fin de séjour…

Jour 2 – Ricou-Laval par le Chardonnet

Rencontre avec notre pote relou de la semaine : le vent. Sympa, mais un peu trop collant.

Sur conseil de la gardienne et devant les 90 km/h de vent annoncés à 3000m dans l’après-midi, nous renonçons au col de la Tempête et prenons la direction du refuge du Chardonnet pour l’eSSpresso tant attendu par Astrid et Dany.

Décollage pour le refuge de Laval, par un itinéraire plus qu’optimal : aller-retour au pied de la Grande Manche, pas du patineur pour rejoindre le cours du ruisseau du Chardonnais, run mélèze, passage de canyon pour déboucher sur les chalets du Queyrellin et repeautage bonus pour pouvoir descendre tranquillou sur le refuge.

Bref, contents d’arriver, nous nous extasions devant la seule radio capable de nous fournir en direct les prévisions de la journée passée et l’indication météo la plus précise que nous possédons : l’anémomètre présent sur la terrasse et ses 1500 t/s.

 

Jour 3 – Laval – Laval par tour de Moutouze

Objectif : Col de la tempête.

Sortis du refuge, forts de la méthode 3×3, de l’instinct de Sésé et du célèbre « Ya de la visi et du soleil plutôt par là-bas », départ pour le tour de la Crête de Moutouze par le lac des Béraudes, diamétralement opposé à notre objectif initial.

Bravant plaine sibérienne, plaques de neige dures, dévers exposés (un peu), nous débouchons par surprise sur un Eden de poudreuse, propulsée jusqu’à nos moustaches par ride bien appliqué. Extraordinaires conditions pour un mois d’avril, nous repeautons pour savourer cette échappée belle.

 

Jour 4 – Laval – Chardonnet par lac Rouge et Casse Blanche

Événement du jour : Récupération de notre 6e aventurier au refuge du Chardonnet !

Départ pour la combe du lac Rouge par un petit raidillon sensation. Aujourd’hui les crampons seront de sortie, pour accéder à la Crête de la Casse Blanche. Et c’est non sans émotion que nous basculons dans la face pour quelques virages en poudreuse un peu transfo. S’ensuit la descente le long de la Crête du Queyrellin, pour retrouver le refuge, ses drôles de dames, sa terrasse au soleil, Clémence et une bonne nuit sous pente.

 

Jour 5 – Chardonnet – Clot des Vaches par col Raisin et col Chardonnet

Montée en direction du col du raisin par la pointe du Demi, avec petit coup d’œil sur le Pic Ombière. 

Ça donnerait presque soif cette aventure, après la descente sur Sagnes Bondarmi, mais surtout après avoir infligé à la corniche du col du Raisin quelques coups de bâtons, de ski et un saut nonchalant de « même pas peur ! ».

Astrid nous emporte alors de son pas guidé vers la Crête des Aiguilliers pour prendre pied par la suite sur la Crête du Chardonnet, que nous descendons jusqu’au col du même nom puis jusqu’au refuge du Clot des Vaches tant attendu.

S’ensuit alors un défilé de mets délicieux, pour le plus grand stress de la gardienne jetée en pâture à des randonneurs affamés. La vaisselle ne s’en remettra jamais…

Jour 6 – Clot des Vache – Ricou par col de Beraudes

Montée direction la tête de la Cassille pour aller chercher la neige dans une combe en or, une neige sans vent car il faut le souligner, c’est rare. On redescend pour passer le col des Béraudes, on contourne de nouveau la crête de Moutouze avec comme espoir de retrouver la poudreuse des premiers jours. 

Attirés par les sommets, Claire et Sévak s’échappent en direction de la pointe des Cerces, mais s’arrêteront à 100 m du sommet. Pique-nique au soleil à l’abri du vent pour certains avant de basculer sur Laval et entamer la montée vers le Ricou. 

Et là nouveau gardien, nouvelle ambiance : Certains disent percutant, d’autres disent malaisant voir agaçant. Nouvelle nuit au Ricou, mais jauge remplie à 100%.  Finie la vie paisible en refuge.

Mais nous les gumistes, nous savons choisir nos combats ! En voici la liste ce soir-là :

  • Ne pas laisser Clémence dormir sans nous dans un dortoir
  • Ne pas la laisser manger sans nous
  • A 19h25, se faire confirmer l’heure du repas prévu vers 19h…
  • Réduire le volume sonore de l’enceinte du gardien
  • Réclamer du rab
  • Et par-dessus tout : rester alerte sur le moindre reste de nourriture exposé sur les tables adjacentes

Une soirée épuisante !

 

Jour 7 – Col de la Tempete depuis Ricou

Beaucoup rêvé cette semaine, nous partons enfin, en ce dernier jour de raid, à l’assaut du col de la tempête, par le lac de la Cula. 

Puis nous entamons la descente vers Névache en passant par le Ricou, pour récupérer nos affaires et déjeuner. Descente interminable. Et sans vent…

Nous quittons avec beaucoup de tristesse Clémence, qui repart sur Annecy et entamons la séquence « touristes » : Grands magasins, Grands bains et Grand festin à l’Aiguillette du Lauzet, toujours accueillis avec beaucoup d’amour par Zaza.

RUBRIQUE – L’EPICURIEN

  1. Astrid – Éviter le cocktail limonade / menthe
  2. Jacques – La moutarde à l’ancienne à la myrtille du refuge du Clos des Vaches (recette en top exclu : 1/3 2/3, agar-agar, 5 baies et cannelle)
  3. Sevak –L’ail confit en fond de sac pour remonter le moral des troupes
  4. Daniel – La clé du repas : les soupes travaillées, épicées et en quantité !
  5. Astrid – Un livre de 400 pages ne peut être lu en 2 jours. Essai fait sur « Les cris du volcan » de Stan et Williams
  6. Claire – Bientôt en librairie, chez Plon : « Bien choisir son refuge, c’est bien choisir sa douche »
  7. Clem – “Ça serait pas l’heure de l’apéro ? Qui veut une bière ?”
  8. Sevak – “Une crêpe écureuil, svp ? A ouais balaise !”

 

RUBRIQUE – REMERCIEMENTS

A tous ceux qui nous ont nourris, malgré eux.

A tous les refuges de la Clarée, qui ont décidé de fermer après notre passage…

 

Astrid, Claire, Clémence, Daniel, Jacques et Sevak.

 

Catégorie: Vie du club

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