Tour vélo gums (9ième édition): “2014 – les grands lacs italiens”

Publié le 29 septembre 2014 par Bertrand C.

Voici la vidéo et le compte-rendu du périple cycliste qui a amené 7 gumistes à parcourir la région des grands lacs italiens.

Vidéo: cliquez ici !

J1: Settimo Vittone – Oropa – Bielmonte (60 km)

Départ « à la Patou », c’est-à-dire dans le raide ! Après la cote introductive nous roulons sur une piste en terre pendant quelques kilomètres. C’est bien du vélo de route que nous pratiquons mais il faut savoir s’adapter aux conditions parfois changeantes des « strada praticabile ».

Plus tard nous découvrons le sanctuaire gigantesque d’Oropa où les pèlerins vaquent tranquillement à leurs occupations spirituelles et gastronomiques aussi.

S’en suit une longue route en balcon dite “panoramica Zegna” (du nom de son inventeur) où l’on admire les moraines frontale et latérale (gigantesques) issues d’un glacier qui descendait du Val d’Aoste jusque dans la plaine du Pô.

Soudainement, au détour d’un chemin, Annie demande à Bert’ si c’est vrai qu’il pèse vraiment un quintal ! En fait c’est vrai, mais la rédac’ précise que c’est AVEC le vélo et les affaires.

Ensuite tout s’enchaîne et les autres gredins de dire que Bert a un vélo en “ferro batuto” (fer forgé) !

Arrivés quasiment de nuit à Bocchetto Sessera (près de la station de Bielmonte), nous sommes bien contents de trouver de la place dans une belle bâtisse qui fut relais postale et qui a été fort joliment rénovée. Gîte et couverts furent excellents. Après le dîner et le ratafia nous observons les renards qui viennent dans la cours de l’hôtel manger les restes – une tradition ici.

 

J2: Bielmonte – lago d’Orta – lago Majeur (aussi dit Verbano) – Baveno (93 km)

A la station de Bielmonte un beau déco de parapente puis plus tard une équipe de magnifiques secouristes (oh les pulls rouges !) qui s’entraîne à sauver un passager de télésiège.

 

C’est l’étape la plus longue et la récompense est belle quand nous descendons sur le lac Majeur. Ambiance riviera.

 

J3 Baveno – presqu’île de Morcote – Lugano – Porleza (80 km)

Cette étape nous voit parcourir un sentier du vertige, vélo sur l’épaule, au-dessus du lac de Lugano… Si si, il n’y a pas qu’en ski de rando qu’il y a du portage !

Autre fait marquant et plus agréable : la baignade en fin de journée dans une eau encore douce.

 

J4: Porleza – lago di Como / Melagio – Belagio – Varena – Introbio (40 km)

Lors de cette étape qui nous voit rentrer dans les Alpes Bergamasques nous avons fait plus de bateau que de vélo !

A noter, côté vélo, une sournoise attaque de Pascal qui enrhume le Patou et Bertou. Le Patou répond immédiatement pour remettre l’église au milieu du village. Le Bert’ cale.

Introbio, un bled a priori sans charme qui nous réserve de belles surprises. En se renseignant auprès de la quincaillerie du village Stéphanie dégote un super B&B tenue par une famille d’alpinistes. Plein de livres, magasines et photos de montagne.

Nous testons un bar local et apprécions l’ambiance avec joueurs de carte et envolée lyrique à l’italienne.

 

J5: Introbio – San Pellegrino – Oltre il colle (68 km)

Deux belles côtes d’une dizaine de km, la seconde plus âpre présentant une pente moyenne de 9%.

 

Casse-croute à San Pellegrino, ville thermale en déclin. Immense « Grand Hôtel » fermé, de même qu’un des établissements thermaux. Par contre le Casino, dans un magnifique style Art nouveau, est rutilant. Ici on joue plus qu’on se baigne !

 

Encore un B&B grand confort dans un petit hameau.

 

J6: Oltre il colle – Borno (80 km)

3 cols dont les Passo Zambla et della Presolana.

En cours de route nous quittons la province de Bergame pour celle de Brescia.

Dans les faits marquants, une dégustation de liqueur d’Edelweiss (stella alpina pour les locaux) dans un chalet restaurant aussi vieux et riche en souvenirs que ses propriétaires. Les tables sont des vitrines de fossiles et cristaux, aux murs des photos d’alpinisme, des bêtes empaillées, au plafond pendent des vieux pitons tout rouillés et déformés et des crampons de Neandertal.

Dans un tout autre genre Patou nous fait découvrir à Clusone une église à côté de laquelle se dresse une terrifiante danse macabre, fresque du moyen-âge qui montre les ravages de la peste. Après ça le boss nous recadre par cette sentence: “vous cesserez de vous plaindre dorénavant, quel que soit le degré de la pente – ou de la grappa !”. Amen.

 

A propos de Grappa, Daniel offre sa tournée après un bien sympathique dîné dans une tratoria de Borno où nous côtoyons les papys locaux en train de jouer aux cartes.

 

J7 – équipe des Marmottes: train (et taxi) pour rentrer à Ivrea. Equipe des Castors: passo Crocedomini – Idro (60 km)

Le passo Crocedomini : 1600 m de dénivelé avec une pente certaine qui nous mène à 1900 m d’altitude. Belle ambiance alpine là-haut.

 

J8: Idro – Gargnano / lago di Garda (50 km)

En guise de petit déjeuner: le passo San Rocco, court mais avec des pentes à 15% qui nous remettent dans le droit chemin. Si on peut dire quand on considère nos louvoiements pour alléger un peu la pente et la peine !

Ensuite une fois le devoir accompli c’est du velours, une magnifique descente qui nous fait longer le lac du val Vestino avant de déboucher sur les hauteurs du lac de Garde; derniers lacets au milieu des oliviers et des cyprès dans une ambiance à nouveau très “riviera”.

S’en suit une mini croisière de 2h30 pour rejoindre la rive sud du lac où nous attend le train retour pour Brescia puis Milan et Ivrea.

Arrivée nocturne à Ivrea, 2 ou 3 km de pente parfois abrupte nous attendent pour rejoindre un gîte où Patou est reçu en cousin pour la troisième fois en un mois.

 

 

Au final un tour lacustre original avec une équipe qui fonctionne bien (des gumistes habitués aux expéditions collectives quoi !) et un guide au sourire inaltérable (tant qu’on ne tente pas de lui piquer ses cinq boules de glace quotidiennes d’après-vélo).

Une approche et une logistique étonnamment simple qui donnent une bien agréable liberté. Disons que la simplicité vient aussi pas mal de l’expérience de notre maître de cérémonie, MC Patou !

 

Note 1: nous utilisons des vélos de routes “normaux” (hormis le tank de Bert’) et portons un sac d’environ 5 kg, ce qui reste confortable. Bien sûr le matos est optimisé, mais cela se fait naturellement pour des gens qui ont l’habitude de la montagne.

 

Note 2: retour sur les saisons précédentes

– 2005: Annecy-Menthon par les grands cols

– 2006: Annecy – Lac de Constace

– 2007:Chablais-Interlaken-Tessin

– 2009: Annecy-Ventoux

– 2010:Annecy-Aurillac

– 2011: cols frontières Italie/Suisse dont le célèbre Stelvio

– 2012: Pyrénées

– 2013: tour du Thabor

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